Ce document est un résumé du rapport "Vélo et transport public, un tandem gagnant pour la mobilité douce", réalisé par Claire Dagnogo et François Favard, du Pôle environnement, Aménagement, Marchandises Sous la direction de Chantal Duchêne (Directrice Générale du GART)
Le retour progressif du vélo comme moyen de transport individuel laisse entrevoir l’arrivée de changements dans les habitudes de transport quotidien. Pour soutenir les personnes ayant la volonté de se déplacer en vélo, Les régions investissent dans les infrastructures via différents axes: l’étude sur l’usage du vélo dans l’intermodalité, le soutien à la mise à disposition de vélos urbains, la création d’itinéraires cyclables, l’aménagement des transports en commun pour pouvoir accueillir des vélos, l’aménagements d’abris à proximité des gares, écoles… Ces éléments montrent que la coordination des actions et politiques cyclables avec d’autres modes de transport sont encore au début de leur développement.
L’usage mixte vélo/transports est susceptible de faire du vélo un maillon essentiel du transport. Partager la voirie, qu’elle soit ou non réservée aux transports collectifs, est un des moyens d’extraire le vélo du flux de la circulation automobile. Ces efforts en faveur du vélo contribuent en tant que tels à une meilleure intermodalité. Le problème du devenir du vélo une fois arrivé à la gare ou l’arrêt est approché par deux logiques qui s’affrontent: stationnement ou embarquement. Les collectivités locales semblent privilégier, pour des raisons techniques, le stationnement. Elles estiment en effet qu’il n’existe pas de véritable demande pour le transport de vélos et que la cohabitation avec les autres usagers peut s’avérer très problématique. Cette pratique est marginale et reste liée au tourisme et aux loisirs. L’embarquement ne pouvant satisfaire à lui seul les besoins d’intermodalité entre les vélos et les transports publics, les politiques de stationnement des vélos et de services de prêt/location aux abords des gares et arrêts n’en ont donc que plus d’attrait et d’avenir.
La circulation des cyclistes sur les voies réservées aux transports en commun est acceptée, mais les cyclistes ne bénéficient pas des « avantages » prioritaires tels que les bus (feux passant au vert dès leur arrivée). On met aussi en avant les possibilités de cohabitation vélo – transport en commun comme l’aménagement d’itinéraires parallèles pour vélo, la circulation des vélos sur sites propres pour trams et la possibilité pour les vélos d’utiliser des voies destinées à d’autres durant les heures creuses sont des éléments à étudier.La verbalisation des cyclistes qui ne respectent pas le code de la route est un élément important à prendre en compte : les automobilistes n’apprécient pas spécialement le fait que des cyclistes les dépassent lorsqu’ils sont bloqués dans des embouteillages, si en plus, ces cyclistes se permettent de passer au feux rouge ou de faire des manœuvres « douteuses », cela ne va pas améliorer du tout les rapport entre cyclistes et automobilistes.
Les pôles d’échange multimodaux autour des gares ferroviaires et de bus sont un élément majeur de cette intermodalité. Le placement de parcs de stationnement pour vélos autour de ces équipements est nécessaire pour favoriser la mise en place quotidienne de ces pratiques d’intermodalité, La crainte du vol étant le second frein à l’utilisation du vélo après l’insécurité.
Le défi de l’information
Lorsqu’un usager est confronté à l’utilisation de plusieurs modes de transport dans le cadre d’un seul trajet, il est impossible pour lui de trouver les information sur ce trajet à un seul endroit. Les "ruptures de charge" étant un élément très négatif pour les utilisateurs.
Le concept de pôle multimodal souligne une nouvelle perspective des réseaux. Les croisements deviennent aussi importants que les lignes. Dans ces nœuds, la gestion intelligente de l’information est l’élément le plus important et une information continue en temps réel des usagers quant aux moyens qui leur sont offerts dans les domaines suivants (coût, durée, différentes alternatives …) : le mode de transport, le type d’infos, le moment du déplacement et la couverture géographique.
Un modèle de calcul de temps de parcours pour utilisateur mixte est nécessaire: le choix du mode de transport selon les conditions de circulation nécessite une information complète et actualisée en permanence. De plus, une plus grande clarté et lisibilité des données fournies par les services de transport en commun les rendraient plus attractifs juste grâce à ces efforts de communication sur les TC et l’intermodalité vélo/TC. N’oublions pas que les automobilistes bénéficient d’informations sur le trafic de façon continue.
Maintenant que les infrastructures se mettent en place, l'interconnection reste l’objectif a atteindre.
Lien vers le document complet
http://www.gart.org/tele/guide%20velo%202007(pour%20site).pdf